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 Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.

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Pascal PICARD

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MessageSujet: Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.   Mer 28 Nov 2012 - 23:42

Lors de mes études en BPAgricole à Yvetot, j'ai appris que l'amidon et tout particulièrement celui du maïs était bon pour la fabrication des graisses chez le cheval.
On retrouve ces arguments dans de nombreux écrits.
J'ai tout de même une réserve quand je lis l'article ci-dessous.
Nota: paragraphe noirci et souligné
Des avis à ce sujet?

L’alimentation encore et toujours


Avant de complémenter ou non, il faut savoir si le cheval est en « état ». Donc si il a besoin d’être complémenté.

De nos jours, les chevaux considérés comme en état sont souvent des animaux trop gras, suralimentés par rapport au travail effectué. Cette surcharge adipeuse est alors là en permanence, les handicapant. « Il vaut mieux faire envie que pitié » dit le dicton mais quand plaindrons nous les chevaux obèses ?

Beaucoup de chevaux sont nourris avec des aliments industriels compactés, très riches en énergie fabriqués à partir d’aliments dénaturés par tous les traitements qu’on leur fait subir et surtout auxquels on additionne des appétents qui trompe le cheval sur la réelle valeur nutritive. Certains chevaux vont grossir exagérément par stockage d’éléments superflus, d’autres maigrir par défaut d’assimilation, les uns comme les autres sont victimes de carences multiples.

Les chevaux en général ne doivent pas être gras. Il faut voir l’ondulation des côtes. Pourquoi ? Car cela signifiera l’absence de graisse superficielle (celle stockée sous la peau) mais pas l’absence de graisse interne (autour des organes comme le cœur). C’est cette graisse interne qui est la plus dangereuse. Logiquement, une alimentation excédentaire et la boulimie devraient toujours aboutir à l’obésité mais certains chevaux ne sont jamais en état malgré des rations monstres et au contraire deviennent de plus en plus maigre en mangeant comme 4.

Souvent dans ces moments là on dégaine les vermifuges et on grossit encore la ration. L’excès de concentré que ça provoque et la destruction des flores symbiotes accentuent le dysfonctionnement des organes d’assimilation et d’élimination ce qui souvent fait encore plus maigrir.

D’abord qu’est-ce qu’être maigre ? Être maigre signifie qu’il y a absence totale de graisse … visible.

Rappelons quelques faits importants de diététique équine :

- Le cheval doit mâcher ses aliments. Selon le Dr Ancelet, il a un nombre défini de « coups de dents quotidien » à donner qui correspond à 12h d’ingestion d’aliments grossiers. Le tout tant pour user ses dents que pour garder un système digestif plein.
- Un cheval doit marcher pour bien digérer car la fibre (son aliment de base) doit parcourir 20 mètres d’intestin avant de pouvoir être digérée.
- Le transit complet dure 48h.
- Les céréales pour l’homme sont des sucres lents alors que pour le cheval (amateur de fourrages grossiers) ce sont des sucres rapides qui surmène le pancréas.
- Une flore détruite met 18 mois à se reconstruire.

De nos jours, on privilégie la digestion chimique de l’amidon dans l’intestin grêle ce qui va à l’encontre de la nature même du cheval et ce qui occasionne un vieillissement prématuré de l’organisme. Parfois on considère même que le cheval n’a pas besoin de fibre. Mais reparlons de l’amidon des céréales, le cheval n’est pas capable de digérer plus de 0,4% de son poids vif par 24h (et ce dans le cas d’un cheval particulièrement sportif) et ce quelque soit le nombre de repas. Pourquoi ? Tout simplement car l’amylase (enzyme pancréatique) qui est chargée de découper l’amidon en sucres plus simples (glucose) est alors produite à son maximum.

Donner plus revient à mettre le cheval en surcharge métabolique. Comment ? L’amidon non digéré dans l’intestin grêle va passer dans le cæcum et le gros intestin dont il perturbe souvent gravement les fonctions microbiennes (origine de troubles ostéo-articulaires, respiratoires, cutanés et du surparasitisme)
.


Normalement seules les fibres composés de cellulose devraient parvenir dans la seconde partie de l’intestin (cæcum). Certes les bactéries vont s’adapter ce qui n’est pas trop grave dans le cas d’un apport ponctuel et exceptionnel mais dans le cas d’un apport régulier voire d’une surcharge d’amidon, des fermentations et des putréfactions apparaissent avec productions de gaz qui dilatent le caecum (douloureux). Ma muqueuse intestinale est irritée et prédispose à la fourbure (toxines passant dans le sang). Ca peut même aller jusqu’à provoquer des boiteries !!!

L’apport de concentrés industriels, de substrats alimentaires, excédentaires, inutiles, inadaptés, inassimilables, pollués, dévitalisés, toxiques, encrasse l’organisme, accélère le vieillissement, perturbe profondément les flores, qui évoluent alors vers la prédominance de formes pathogènes, ou permettent l’installation de germes extérieurs inhabituels et producteurs de toxines.

Bon tout ça c’est très bien mais comment nourrir son cheval alors ? Tout d’abord la diététique équine n’est pas une science exacte et le cheval qu’elle décrit n’existe pas tout simplement parce que tous les chevaux sont différents.

Comment être sûr de bien nourrir ? Tout simplement en privilégiant un principe :

- Varier l’apport de base et donc les aliments.

Pourquoi ?

Car nourrir son cheval demande une bonne connaissance de l’espèce, de la race, de l’individu et de ses particularités, ses points faibles et forts, un sens aigu de l’observation, mais aussi une bonne part de feeling dans l’ajustement quotidien de la ration. La diététique est le fondement de cet équilibre fluctuant et donc la clé de la santé (tant préventive que curative). Les erreurs diététiques sont donc le premier pas vers la maladie, par encrassement et surcharge des fonctions de digestion, d’assimilation et d’épuration et donc fragilisation des délicats mécanismes régulateurs. Nourrir mal participe à l’effondrement immunitaire.

Petite conclusion les clés de la santé du cheval moderne :

Quoi ?

Une alimentation traditionnelle constituée de nutriments variés, non traités et peu transformés. Toute transition alimentaire doit progressive étalée sur plusieurs semaines, afin de permettre la réadaptation des flores malmenées accompagnée de cures régulières associant :
- drainage (élimination des déchets du métabolisme cellulaire et des xénobiotiques l’élimination doit précéder toute assimilation.)
- oligo-éléments (nutrition cellulaire, lubrification métabolique)
- Probiotiques (nutrition des flores symbiotes avec des levures vivantes)

Si son mode de vie n’induit pas de névroses, le cheval retrouve très vite l’arrêt instinctif donc laissez rênes longues, observez et adaptez en fonction des besoins individuels

Dehors : un besoin de mouvement, d’espace où il peut « se nourrir ».

Dedans : les fibres,
les céréales (ne dépassant pas 0,4% du poids vif),
les fruits et légumes apportent une eau biologiquement irremplaçable.
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Lamaré

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MessageSujet: Re: Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.   Dim 3 Fév 2013 - 22:20

Concernant l'amidon dans l'alimentation des chevaux : l'absorption trop rapide d'amidon entraine une diminution du pH, une augmentation de la production d'acides aminés volatils et d'acide lactique, ce qui détruit les bactéries qui dégradent les fibres. Du coup, on a une augmentation de la population de bactéries lactiques qui aiment l'amidon, et toujours une diminution du pH qui entraine une érosion de la paroi du gros intestin. Des toxines sont produites par les bactéries lactiques qui meurent, ces toxines peuvent passer dans le sang et entraîner des problèmes de santé.
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Dominique

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MessageSujet: Re: Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.   Lun 4 Fév 2013 - 12:12

Donc pour eviter cela , il faudrait donner du foin principalement et si on complemente se limiter à 0,4% du poids du cheval / jour . scratch
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Lamaré

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Localisation : Seine Maritime

MessageSujet: Re: Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.   Lun 4 Fév 2013 - 12:23

Je n'ai pas lu en entier l'article de Pascal et je ne connais pas la valeur des infos que j'ai ajoutées. Je ne saurai pas répondre à ta question Dominique.
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MessageSujet: Re: Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.   

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Alimentation, le maïs et l'assimilation de l'amidon par l'appareil digestif.
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